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Les P'tits Loups
Marc Riba | Anna Solanas
Espagne | 2011 | 8min | couleur
14 Octobre | 10h00 | Théâtre Outremont
    
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nikkatsu :
COMMERCE POP ET CULTURE DE L'AVANT-GARDE le plus vieux studio de cinéma du Japon (fondé le 10 septembre 1912), la Nikkatsu, a 100 ans. Pour l’occasion de nouvelles copies ont été tirées et des films particulièrement rares seront accessibles, afin de rendre hommage à une compagnie unique en son genre, morceau d’histoire du cinéma japonais et des évolutions d’une société qui, jamais, ne cessera de fasciner. la Nikkatsu a vu passer les plus grands (imamura, Suzuki, Kumashiro, Kurahara, Mizoguchi, etc.), toujours bourrée d’audace pour devancer les tendances, s’ancrer dans les époques, s’inscrire dans l’histoire d’un pays d’une complexité sociale hors pair. une rétrospective en forme de voyage ludique et séduisant au cœur d’une pop culture des plus avant-gardistes. l’occasion privilégiée de voir l’un des tout premier film japonais (Momijigari), les débuts du sonore (homecoming de Mizoguchi), de découvrir en deux films Kureyoshi Kurahara, grand cinéaste de la jeunesse rebelle, et l’étonnant Yujiro ishihara (la plus grande star japonaise d’alors), de subir le choc d’un des plus grands chefs-d’œuvre du roman porno (Secret Chronicle: She-beast Market de Noboru tanaka) et bien d’autres surprises... après Paris, londres et New York, cette rétrospective s’arrête à Montréal. Clairement, il y a de quoi fêter ! — Julien fonfrède

Longs métrages

Courts métrages

Courts métrages

 
 
Philippe Grandrieux :
Philippe Grandrieux fabrique des films qui palpitent, qui excavent les parcelles élémentaires d’un songe dont on ne saura échapper. tel un fou tenant en main un bistouri, ses images nous poursuivent, bien après que les cils aient repris leur battement, que le cœur ait rattrapé sa cadence et que l’esprit ait expié ses démons. Sombre, la vie nouvelle, un lac, il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution, White epilepsy, sont des objets qui vibrent dans un microcosme : la caméra tremble et vacille si violemment que les photogrammes semblent s’affranchir les uns des autres comme des particules subatomiques contraires. Ses images glissent sur les bandes-son construites autour d’éclats ambiants, synthétisés et non identifiables, aspirés puis expulsés, des bruits qui sous-tendent les récits et constituent leurs rythmes cardiaques perturbés, pour finalement retomber dans nos oreilles telle la réson- nance essoufflée d’un air languissant et funèbre. art du corps dans l’espace, des corps entassés dans une intimité périlleuse, étouffante, son cinéma de la cruauté repense l’alternative, l’altérité et l’altercation, remet à l’épreuve les notions de filmage, d’interaction et de confrontation. Se mesurer à un film de Grandrieux, c’est subir une décharge convulsive en contemplant une formation astrale. l’œuvre d’un ange déchu, touché par la grâce. — Serge Abiaad
Une présentation de Hors champ et du Festival du nouveau cinéma, avec le soutien du Conseil des arts de Montréal.

Conférences

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Chris Marker :
Que nous a laissé Chris Marker ? Très peu de photos de lui, mais beaucoup d’images du monde ; un chef-d’œuvre de science-fiction, quelques monuments de cinéma politique, mais surtout un sens visionnaire de l’histoire, jusque dans la myriade de ses œuvres encore méconnues ; d’inoubliables films-portraits de personnalités célèbres, mais aussi, en quelques photogrammes parfois, certains des plus émouvants portraits d’inconnus. bref, un art sans concurrence (d’autant qu’il en est un peu l’inventeur) de l’essai cinématographique, et de sa capacité à multiplier la vie à l’écran. Marker lui-même en tant qu’homme a démultiplié sa vie, s’effaçant humblement derrière les diverses figures du siècle qu’il a endossées : le maurrassien puis le résistant, le philosophe et le communiste, le poète et le pédagogue, l’artisan de la pellicule ou la créature numérique (son avatar de Second life). une vie en forme de montage-collage, comme son cinéma. Chris Marker a su construire une œuvre dont l’exploration est infinie, au-delà d’elle-même, puisqu’elle permet au monde de se faufiler dans les interstices et les fractures qu’elle crée. il aura su, tout simplement, offrir aux adultes que nous sommes des images aussi fortes et inoubliables que celles des souvenirs d’enfance... Merci, Chris, et bonne révolution chez les anges. — Apolline Caron-Ottavi EN PARTENARIAT AVEC LA CASA OBSCURA

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William Klein :
L’événement William Klein, l’œil dissident rassemble à la Cinémathèque québécoise, 23 films et 22 œuvres pho- tographiques et photogrammatiques de cet artiste engagé si ce n’est, révolutionnaire.* expatrié à Paris, William Klein devient photographe de mode pour vogue Magazine au milieu des années cinquante. il publie ensuite des albums de photographies sur des grandes métropoles internationales critiquant, au passage, l’évolution des sociétés d’après-guerre. Entre 1957 et 1997, Klein réalise des films d’art et d’essai, des reportages pour la télévision française, des documentaires et des fictions. il emploie des stratégies formelles qui ne sont pas sans rappeler l’esthétique de ses photographies, où dominent la distorsion des corps par la lentille de grand angle, l’intimité des gros plans et le désordre des décadrages. Ses films se portent à la défense des droits et libertés et dénonce sur- tout ledit impérialisme occidental. Klein pénètre ainsi au cœur de mai 68, se prononce contre la guerre du vietnam et s’immisce dans les coulisses de la politique, de la mode, du sport et de l’industrie du divertissement. il vient à la rencontre des célébrités de son époque et fait appel au talent de la relève pour mettre en scène ses fictions délirantes. venez découvrir cet homme insoumis et combien humaniste, qui se révèle aujourd’hui comme l’un des plus grands artistes du 20e siècle. — Marie-Ève fortin, Commissaire Curator Le cycle William Klein, l’œil dissident est présenté par le festival du nouveau cinéma et la Cinémathèque québécoise, en collaboration avec le bureau de la mode de Montréal, le Consulat général de France à Québec et la Chaire René-Malo de L'UQAM. Une exposition présentée par le festival du nouveau cinéma et la Cinémathèque québécoise, en collaboration avec le bureau de la mode de Montréal, avec l’appui de la Chaire de recherche en études cinématographiques de l’université Concordia, encadrex et la howard Greenberg Gallery.

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Carole Roussopoulos :
Carole Roussopoulos nous a quittés en 2009, après une vie entière vouée à filmer les femmes. À travers des images d’archives fascinantes, on retrouve la réalisatrice dans ses nombreux engagements humains autant qu’artistiques : les luttes ouvrières, homosexuelles et surtout le féminisme, qu’elle accompagnera de ses débuts à son affaiblissement dans les années 80. elle est ainsi la seule à avoir documenté les meetings, mani- festations et prises de parole du mouvement social en france, et à avoir utilisé la vidéo naissante comme un outil politique. aux côtés de son amie, l’actrice Delphine Seyrig, elle crée la société de production les insoumuses et coréalise des films devenus mythiques pour leur radicalité et leur humour : S.C.u.M. Manifesto et Maso et Miso vont en bateau. Puis viendront les beaux portraits de femmes en lutte, qui révèlent dans leur poignante simplicité la qualité d’écoute et l’empathie totale dont elle savait faire preuve. Juste et important hommage rendu à la cinéaste par emmanuelle de Kalbernatten, Carole Roussopoulos, une femme à la caméra se révèle le portrait d’une femme pour qui engagement, cinéma et vie privée auront toujours fonctionné en commun. une personnalité exemplaire et à (re)découvrir d’urgence. — laurence Reymond

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Stephen dwoskin :
Le 28 juin dernier, alors que son dernier film, Age is..., s’apprêtait à être présenté au festival de locarno, le monde du cinéma apprenait le décès du cinéaste expérimental américain Stephen Dwoskin, à l’âge de 73 ans. atteint de polio depuis ses 9 ans, il débuta sa carrière comme photographe et designer avant de découvrir, aux côtés de Jonas Mekas ou Ron Rice, l’univers fascinant du cinéma underground new-yorkais. Dès 1961, il réalise alors asleep en comprenant les films comme un lieu de recherches autant que de sublimation de ses propres souffrances physiques. D’alone à outside in, de ses films ouvertement personnels comme behindert à l’approche surréaliste et érotique de further and Particular, une adaptation de bataille, toute son œuvre mêlera intime et universel, sexualité et intériorité, étude formelle et sincérité absolue pour mieux s’intéresser à l’autre, dans toutes ses dimensions, et au regard que l’on peut bien porter sur lui. — Helen Faradji

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Gilles Gagné :
Gilles Gagné nous a quittés le 12 mars dernier. Créateur flamboyant, styliste et critique de mode, cette personnalité hors-norme laisse dans les mémoires des souvenirs hauts en couleurs. Pour lui rendre hommage, nous le retrouvons aux côtés de Salvador Dali, dans un reportage surréaliste tourné à l’hôtel St. Regis de New York, ainsi que dans une émission de Caméra ‘90 sur l’enfant terrible de la mode. envoûtant / déstabilisant / raffiné / homme de luxe / grand connaisseur du luxe / cultivé / rapide / provocateur / artiste / extrême curiosité / bluffer / flamboyant / attiré par la jeunesse / séduit par le talent / extravagant / égocentrique / bigger than life / Charismatique. Powerful. Modern and brilliant. ahead of his time. Perfectionist. Demanding and challenging. You all know how fascinating he was. that was my Gilles. xxx — Dick Walsh

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